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 Le doucereux Alligator ||ft: Harribald||

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Cantilène

♟Chatounet

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MessageSujet: Le doucereux Alligator ||ft: Harribald||   Sam 23 Juil - 18:09

C'était une jolie journée, comme la plupart l'étaient pour toi. Tout allait bien, et rien n'était détestable; le ciel s'était teint d'un voile noirâtre -bien que tu n'avais aucune conscience de l'heure, pour toi, ce n'était pas la nuit-, un temps d'une affreuse humidité avait pris place, et un air lourd rendait tes pas ardus, et tes membres pourris traînaient avec encore plus de volonté à rester amorphe. Mais ils étaient un peu capricieux, ce n'était pas de leur faute, tu te disais. Tu n'aimerais pas être à leur place, à se sentir si souvent séparé de son corps par une ambiante fatigue. Et supporter aussi mal la chaleur, c'était d'une terrible gêne. Mais ce n'était pas cela qui allait faire que cette journée soit gâchée; très peu de facteurs peuvent vraiment le faire, et certainement pas une quelconque empathie pour ces emmerdeurs. C'était de leur faute, s'ils n'avaient pas mutés, ils ne pourraient se plaindre de se laisser déchirer et écorcher sur le sol parsemé de conneries dangereuses. Toi, tu allais bien, et ta patte moisie ne te faisait pas encore tant de défaut que cela. Tu pouvais au moins bouger, comparé à certaines fois. A l'instar des jours précédents, tu trottinais joyeusement et avec une insouciante incommensurable dans l'endroit dévasté dans lequel tu errais. Tu ne vivais pas vraiment à un endroit plus qu'à un autre, et tu errais absolument partout ; alors rien ne t'empêchais d'aller explorer le monde dans son intégralité, considérant qu'aucune limite ne saurais stopper ton esprit à s'évader, loin de cet endroit pourri. Quoiqu'il ne t'empêchait en rien d'être un abruti heureux, certes.

Sans vraiment d'objectif, tu errais. Cherchant quelque chose à bouffer, pour te repaître. Parce que ça faisait bien une éternité que tu n'avais rien mangé. Rien de vivant. Tu avais déjà essayé de manger certains objets humains, mais ils avaient un goût détestable. Quelques insectes, tout au plus, te servaient souvent de repas. Jusqu'à ce que tu trouve le cadavre d'un gros chat posé sur le sol. Comme magnifiquement endormit, paisiblement; une vision qui te donna le sourire. Ignorant les douloureuses lacérations présentes sur son ventres, ses boyaux à l'air libre, traînant d'une manière hasardeuse sur le sol, et les réunions d'insectes carnassiers qui festoyaient sans t'attendre. Bien que tu trouvas cela très impoli de leur part -et tu le verbalisa, d'un ton grondeur, et écrasa quelques insectes de ta patte- tu finis par leur pardonner et te mis à planter tes crocs dans sa chair. Elle avait un goût détestable, moisi, affreusement rigide, un mélange désagréable d'absence de goût et d'une viande trempée par la péremption; mais ça t'allait aussi. Tu mangeais sans vomir, même si chaque bouchée semblait plus dur à empêcher d'être régurgitée. Manger des cadavres froid, ce n'était pas la meilleure chose du monde, mais une des meilleures, tout de même. Enfin, tu aurais préféré lui bouffer les yeux, mais ils étaient déjà bien absents de leurs orbites lorsque cette envie te pris. Souriant gaiement, tu t'en allas, sur ton acte de cannibalisme peu répressible. Qui donc, en cette ère trouble et absente, pourrais te châtier ? Pas que tu avais fait quelque chose de mal, de toute façon.

Et tes pas te menèrent à un endroit étrange. Une sorte de point d'eau. Un étang? Un lac? Une mer? Un océan? Tu n'avais jamais su faire la différence, tristement. Ta mère disait toujours quelque chose avec la taille, tu ne t'en souviens plus vraiment. Ou peut-être était-ce les créatures qui les hantaient? Ah, peu importe. Pas besoin de te rappeler des paroles de cette si peu reconnaissante harpie. Bondissant joyeusement, chantonnant insoucieusement, tu t'approcha de la surface de l'eau. Dévoilant tes yeux jaunes, tu les contempla à la surface. Tu n'avais pas vraiment l'habitude de regarder ton reflet, étrangement. Tu nettoya les parties de ton corps encore ensanglantées, bien que tu ne pourrais jamais enlever cette odeur insupportable qui errait aux alentours de ta personne. Tu n'en avais pas conscience, ceci dit, d'être repérable à nombre de distance, avec cette odeur-ci. Et ce capharnaüm ne pouvait être endigué, bien au contraire. Pas que tu en aurais eu envie, de toute manière. Soudainement, tu trouvas l'endroit ennuyeux, vraiment. Dénué de toute distraction, indigne de ta personne. Et puis, ce serait bien qu'il s'y passe quelque chose. Un cataclysme, une seconde fin du monde. D'autres Détonations, ce serait plus divertissant. Ou peut-être même clamser, ça pourrait être amusant. La mort, c'était un concept si idiot; ça ne t'atteignait absolument pas. Enfin, il faudrait bien quelque chose pour toi, là, maintenant, tout de suite, et avec une triste impatience. D'un geste théâtral, tu te retournas, et commença à marcher dans la direction opposée avec des pas exagérés et grotesques. Et, sans aucune conscience de ton environnement, tu demandas :

« Eheheheh. Il y a quelqu'un, il y a quelqu'un? »

Aucune putain d'idée de s'il y avait quelqu'un, mais tu avais envie qu'il y a quelqu'un, définitivement. Riant sans gêne, tu te mis à fouiller les alentours, avec la lancinante envie de converser. Quoi que ça ne t'empêchais pas de murmurer une conversation moyennement audible à toi-même, pendant que tu cherchais.
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Harribald

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MessageSujet: Re: Le doucereux Alligator ||ft: Harribald||   Mer 27 Juil - 18:33







-le doucereux alligator-


Résumé:


Harribald reposait sous l’eau. Il roupillait tranquillement, quand une odeur inhabituel parvint à son bec. C’était un félin grisâtre, décoré telle un sapin par de multiples cicatrices, avec des membres en décompositions. Il vint regarder l’eau, voyait-il Harribald ? Non, il regardait son horrible reflet.






  • - Harribald

  • - Mâle

  • - Mercenaire

  • - 2 ans



Ft. Cantilène



Il avait hausser la voix d’un coup, comme si le Vent venait de lui hurler de le faire, comme-ci il s’était pris une épine dans les coussinets. Il demanda si une quelconque présence de vie se faisait en ces lieux mornes. Ohhh, si il savait, le matou, qu’une bête plus sauvage encore qu’une simple présence vivait en ces lieux, il n’aurait pas autant hurler à en piquer les tympans. Le matou s’éloigna, dans une démarche digne d’un protagoniste dans une pièce de théâtre, vers la forêt. Une proie, voilà comment le challigator voyait l’animal pourrissant vivant face à lui. Le mâle gris foncé quitta le couvert de l’eau, pour se glisser lentement aux côtés de quelques fougères qui ondulait au vent, son odeur était même que celle de l’Étang, un mélange de vase et d’eau. Il était ainsi caché de son odeur, et de son physique. Dans quelques rapides foulées silencieuses, il se rapprocha du félin, se cachant dans de nouvelles fougères mourantes. Et d’un puissant bon, il se jeta gueule grande ouverte sur la source du brouhaha. Il roula avec lui, avant de le plaquer au sol, claquant sa mâchoire face à son museau, poussant un puissant râle typique d’un crocodile.


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Cantilène

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MessageSujet: Re: Le doucereux Alligator ||ft: Harribald||   Dim 31 Juil - 20:38



Et cette recherche, qui te semblait relativement vaine, cessa brusquement. Née d'un fol espoir, c'était une jolie chose que d'être interrompue si rapidement, tu songeais. De tes prières silencieuses, vint une espèce de grosse bestiole. Elle n'avait pas l'air très amicale; enfin, à toi, ça semblait un magnifique machin, mais pour d'autres, ç'aurait été immédiatement identifié comme un danger. A vrai dire, tu n'avais rien, rien vu venir. Tu étais trop insouciant et distrait; même s'il t'était passé sous le nez, tes yeux se noyant dans ton pelage épais, tu ne l'aurais pas vu. Alors quelque chose d'aussi subtil, rapide et efficacement dangereux, pourquoi donc t'épuiser à le remarquer, tant qu'il n'émet pas de signe tout à fait distinct de sa présence, tout à fait explicite, et visible de tout œil, même aveugle ? Et puis, la vie, était si ennuyeuse, dénuée de quelque surprise que ce fut. Alors c'était une bonne chose, même si ta vie était probablement très menacée, à un degré relativement haut, pour changer. Mais bon, tu étais quelqu'un de chanceux, et ce serait dommage de s'arrêter ici, n'est-il pas? Chanceux, ou inconscient et terriblement forcé à rester sur cette terre pourrie; ça dépendait de la vision des choses. Mourir ou souffrir, ce n'était pas plus une punition qu'un fait établit, et dont tu te souciais relativement peu. Ah, tu te sentais satisfait, d'avoir trouvé quelque chose dans ce silence bien trop ennuyant, pour toi.

Aussi inattendu que rapide, certes, et pourtant peu indolore. Tu te sentis chanceler, puis choir au sol, dominé par une force physique extérieure terrible et affreuse. Le sol tâchait ton pelage pourtant déjà atteint et dégradé par la crasse, et, tu tentas de te lever, avant d'être plaqué avec force au sol. Ton corps frêle, malheureux et fragile ne put résister à une telle emprise. A vrai dire, tu n'avais pas vraiment essayé, simplement un réflexe faible et perdu. Pas que tu voulais spécialement te montrer violent avec ton nouveau meilleur ami. Après tout, tu n'avais pas encore croisé d'âme vivante; et, vivant, il ne semblait pas très bon. Quoique sa chair t'intriguait, tu n'aimais pas la viande trop chaude. Il faudrait attendre, mais ça ne te dérangeait pas plus que ça. Quoique tu aimerais bien une de ses magnifiques écailles dans ton ventre. Tu pensais à lui demander, quand vous serez plus proches. Quoique vous étiez déjà assez près, n'est-ce pas? Il fit claquer sa mâchoire près de ton museau déchiré. Ses dents étaient terriblement dangereuses, elles aussi; et c'est pourquoi tu aurais aimé savoir à quel point elles l'étaient. Tu pensais à lui demander, ça aussi, peut-être même à le tester, avec son consentement ou non. Tu n'en avais pas besoin, vous étiez déjà amis, n'est-ce pas ? Et c'est ce que les amis font, non? Ils se doivent des services.

Et puis il poussa un cri étrange, comme distordu. C'était une sorte de vibration grave et menaçante, comme s'il menaçait très peu subtilement; un espèce de râle. Tu n'avais jamais rien entendu de tel; ou vu l'animal dont il venait. Pas plus que tu en avais entendu parlé. Mais c'était intéressant, tu pensais, à entendre. Tu aimerais bien qu'il en repousse d'autres. Mais ça viendra au fil du dialogue, tu pensais, aussi. Peut-être attendait-il une réaction particulière, le bougre ? Probablement. Tu ne songeas que peu au comportement à adapter; si vous étiez entre amis, aucun besoin de falsifier ta personnalité. Tu poussas un grand sourire, et miaula doucement. Parce que tu en avais envie, et tu voulais lui montrer aussi, ce que les chats faisaient normalement. Parce que ton nouvel ami n'était pas un chat; c'était une bestiole de foire, dégueulasse et horrible, défigurée et faisant pitié en tous sens, mais c'était ton ami après tout, et tu n'allais pas le juger plus longtemps. Toujours avec ce sourire idiot, débile, dénotant un bas niveau intellectuel et une inconscience démesurée, tu posas ta patte sur le bout de son museau; sa truffe inexistante. Parce que tu avais envie de toucher sa peau, et que, même si avec ton corps absolument sans défense, quelques secondes lui suffiraient à t'éventrer fatalement, tu étais prêt à prendre le risque. La vie serait trop ennuyante, sans risque, tu pensais.

« Bien le bonjour, mon très cher ami. J'avais juste envie de... Urg, ta peau est dégoûtante, répugnante, absolument immonde, révulsante et affreuse, sale bête de foire. »

Immédiatement, tu retiras ta patte.

« Néanmoins, eheheh, si jamais tu perds des écailles, n'hésite pas à m'en donner. Je me demande ce que quelque chose d'aussi immonde au toucher peut porter comme goût. »


Et tu continuas de sourire, et tu dis d'un air négligé et négligeant :

« C'est quoi ton nom, au fait? »

Comme si ça importait. Mais bon, vous étiez amis, c'était une chose à savoir, n'est-ce pas ?

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Harribald

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MessageSujet: Re: Le doucereux Alligator ||ft: Harribald||   Dim 7 Aoû - 12:02







-le doucereux alligator-


Résumé:


Harribald reposait sous l’eau. Il roupillait tranquillement, quand une odeur inhabituel parvint à son bec. C’était un félin grisâtre, décoré telle un sapin par de multiples cicatrices, avec des membres en décompositions. Il vint regarder l’eau, voyait-il Harribald ? Non, il regardait son horrible reflet.






  • - Harribald

  • - Mâle

  • - Mercenaire

  • - 2 ans



Ft. Cantilène



Placer au dessus du solitaire en décomposition, Harribald redressa un sourcil, le félin fou lui demandait son propre goût ? Harribald n'avait jamais réfléchi de quel goût il pouvait être, il réfléchissait plutôt à celui des autres. Le chat gris jura sur le challigator, le traitant de monstre de foire, de bête immonde et répugnante. Des insultes que le mâle ignora, il préféra appuyer sa puissante patte sur son voisin, commençant à lui broyer le thorax. Son pouvoir était une duplication de puissance dans ses membres d'écailles, il pouvait broyer un crâne sans le remarquer. Il poussa un nouveau râle, celui-ci semblait être sa voix, grave et puissante.

>> Harribald, je suis Harribald. Et toi? Qui es-tu pauvre fou?

Ce félin s'était aventurer dans la sylve, un animal sain aurait compris que cet endroit était peuplé d'animaux dangereux, et qu'une ombre traînait dans ces lieux. Oui, peu d'animaux avaient pu apercevoir Harribald face à lui, il n'était qu'une ombre qui hante un bassin, l'ombre de la mort.


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Cantilène

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MessageSujet: Re: Le doucereux Alligator ||ft: Harribald||   Jeu 11 Aoû - 22:29

Néanmoins, tu commençais à te sentir étrange. Ah, c'était douloureux, sa puissante emprise sur toi. Il semblait posséder un poids notable -bien plus conséquent que le tien- et ne pas négliger sa force, de ce qu'il te paraissait. Ah, encore une preuve de son affection délirante pour toi. Mais bon, tu pourrais le prévenir que tenter à ce point de réduire la distance vous séparant, t'écrasant de tout son poids pour t'empêcher de t'éloigner de lui, cela semblait une obsession plutôt gênante; et puis cela commençait, ce ressenti désagréable. Tu n'aimais pas te sentir comme ça, mais tu ne pouvais pas l'empêcher; un déréglage de ton cerveau avec ton corps; des signaux de détresse envoyés par ce dernier, que ta tête essayait de broyer rapidement, laissant quelques informations, restes éparpillés de douleurs, parvenir. Lentement, tu te sentais oppressé, mais le danger ne parvenait pas à ton esprit corrompu, alors tu ne lui reprochais pas encore. Ceci dit tu remarqua des difficultés à respirer, mais tu ne t'en inquiéta pas le moins du monde. Ce n'était pas très grave, et puis, tu étais heureux que ton nouvel ami trouve une manière comme une autre d'exprimer la position sentimentale qu'il éprouvait pour toi, et tu t'en sentais relativement enchanté, ça, tu ne le nierais pas. Cette pensée insouciante apporta un grand sourire à tes lèvres, malgré la douleur qui grandissait petit à petit, dans ton ressentiment, quoi qu'encore minime comparée à l'enfer qu'elle devrait être sur ton corps fragile.

Il poussa encore son cri étrange, que tu trouvais si amusant et avait espéré qu'il reproduise peu avant. Il ne semblait pas vraiment peiné de tes réactions distordues, ce que tu ne remarqua évidemment que comme une réaction tout à fait normale; seulement tu nota que ce n'était pas vraiment un cri, mais des mots. Et quelque chose qu'il semblait identifier comme son nom, qui ressemblait à Harribald. Et il te demandait ce que tu étais, en te disant pauvre fou. Comme tu manquait cruellement de second degré, tu te pris à nouveau à penser faussement. Que c'était agréable, de penser qu'il te trouvait pitoyable, qu'il te jugeait pauvre. Au moins, il n'allait pas te faire de mal, s'il t'avait pris en pitié; et quelle déduction; quoique tu ne te considérais pas comme un fou. Il était remarquablement intelligent et miséricordieux, ah, tu étais content de trouver un personnage aussi agréable. Tout compte fait, cela faisait bien trop longtemps que tu n'avais pas croisé d'être vivant, et encore moins qui montrait une telle sollicitude à ton égard. Probablement que tu n'en croiserais pas d'autres, ou très peu. Tu étais assez réaliste sur ce point là, le monde était devenu incertain, et, même si ce n'était pas tout à fait vrai, tu craignais pour ton intégrité. Alors croiser quelqu'un d'intéressant à ce point, étant aussi bienfaisant, c'était une jolie chose.

« Je crois bien que… Ah, c’est ennuyant de devoir se rappeler de toutes ces choses. »


Une douleur dans ta poitrine te prit soudainement, te faisant tousser ardemment. L’un des rares cas où c’était réellement notable. Tu pus réprimer un besoin de vomir; aucune envie de dégobiller sur la patte de ton nouvel ami. De plus, il réagirait probablement mal -pas que tu t’en souciais vraiment- et c’était probablement mieux de le retenir pour le moment. Néanmoins, comme tes intentions étaient -globalement- positives, tu comprenais que physiquement, il allait falloir demander à cet Harribald de cesser d’exercer une telle pression sur ton pauvre corps, car tu n’allais pas résister longtemps à laisser le liquide corrosif lui ronger sa patte. Et ce serait dommage de commencer à perdre quelques écailles en si bon chemin; à force, tu n’en aurais plus pour manger, et ce serait une détestable situation, certes. Alors dans l’immédiat, le mieux était probablement de cesser cela. Tu tentas quelques secondes de te rappeler de ton nom; puis il te vint. Ah, Cantilène, un nom relativement neutre. Tu n’avais jamais vraiment eu de sentiment pour ce nom, pas vraiment joli, pas vraiment laid. Probablement plusieurs Cantilène ici-bàs, mais celui-là, c’était toi. Alors c’était tout de même quelque chose que tu devais retenir; c’était une chose conventionnelle qu’on t’avait appris, mais il t’arrivais d’avoir quelques difficultées à t’en souvenir, ce qui était plutôt regrettable.

« Ah, c’est vrai. Je suis Cantilène.»


Puis, avec ta patte pourrie, bien qu’elle était relativement faible, tu poussas -vainement- doucement la patte d’Harribald. Cela ressemblait plus à un tâtement d’un petit chaton, alors que tu la repoussait de toutes tes forces.

« Je ne crains que certaines choses mauvaises pourraient t’arriver si tu ne retires pas ta patte. Comme sa corrosion. Ce qui serait plutôt fâcheux, on ne pourrait plus que festoyer sur des écailles ayant perdu leur intégrité.»

Souriant à nouveau, tu ajouta d’une voix insouciante ;

« Quoi qu’il soit plaisant de voir que tu sois si réticent à couper le contact affectif entre nous deux. »

Tu espérais qu’il obéirait un minimum, quoique le contraire ne t’étonnerait pas.
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Noé

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MessageSujet: Re: Le doucereux Alligator ||ft: Harribald||   Mer 9 Nov - 17:52

Up lol

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